Archives de catégorie : D’une semaine à l’autre

On se prend à rêver

Que retiendra la Haute-Marne de cette 25e semaine de l’année ? Avez-vous lu le papier d’archéologie “Les Crassées se révèlent au public” (JHM du 23 juin p. 9). Une des photos nous montre deux légionnaires romains (même équipe, même uniforme, même bouclier) qui s’écharpent à coups de glaives. Spontanément m’est venue à l’esprit l’image du conseil municipal de Chaumont. Allez savoir pourquoi ? Là, ce serait plutôt les crasses se révèlent au public. On se prend à rêver que tous ces élus se rendent aussi visibles dans d’autres registres.

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Rêver grand

Que retiendra la Haute-Marne de cette 23e semaine ? Sans doute, comme toute la France, LA réouverture.

Vendredi, m’échut l’insigne honneur de représenter le JHM et ses millions de lecteurs dans les salons feutrés du Conseil départemental. J’y retrouvais Axel Clerget. Dans quelques semaines, ses pieds fouleront les tapis japonais. Il ne se rend à Tokyo que pour une médaille. Vous pouvez toujours lui dire que l’important est de participer : un sportif de sa trempe, ça vise la gagne. Axel passait donc ses ultimes heures en Haute-Marne avant de “buller” : il part s’isoler dans une bulle sanitaire avant de mettre le cap sur le soleil levant.

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Un “s” voyageur

Que retiendra la Haute-Marne de cette 20e semaine ? La réouverture des terrasses probablement (JHM du 20 mai) concomitante avec le retour dans nos colonnes de la rubrique “Si on sortait” (JHM du 21 mai). Mais ce jour-là, mon attention se trouvait attirée par les grands yeux clairs de la belle savonnière : à Mareilles, Estelle Dauphin fabrique un excellent savon : le ô-marnais.

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Le restau et les restos

Que retiendra la Haute-Marne de cette 19e semaine ? Tout le monde ne songe qu’à cela : l’après. Si proche. L’Après : le jour où nous serons libres de commander une bière en terrasse. Puis viendra le jour où nous serons libres de nous asseoir autour d’une table recouverte de pizzas : ces moments qui réjouissent le palais et sacralisent l’amitié.

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La campagne au printemps

Que retiendra la Haute-Marne de cette 18e semaine ? Pas nécessairement l’info présentée sur “4 cols” dans le JHM (vendredi 7 mai p. 5) : « La RD 5 repassera à 90 Km/h… ». A ma grande honte, le conducteur aussi laborieux que le plumitif que je reste s’est réjoui. Vous avez déjà vu des accidents pour excès de vitesse, vous, sur la RD 5 ? Qu’on nous laisse conduire sagement, pas sottement ! J’en aurais même embrassé Nicolas Lacroix si le strict respect des gestes barrières ne nous contraignait l’un et l’autre à une pudique et sanitaire retenue…

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Déjà/encore

Que retiendra la Haute-Marne de cette 17e semaine ? Probablement le calendrier du déconfinement, dont les heureuses perspectives estompent la cruelle désillusion du volley haut-marnais. Si vous voulez sourire sous le masque, intéressez-vous aux élections départementales. Tandis que le monde associatif se meurt de la pénurie de bénévoles, le monde politique, lui, génère pléthore de candidats. Il est sans doute plus gratifiant de convoiter une parcelle de pouvoir que de donner dans l’aide aux devoirs ou les Restos du Cœur.

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Yes we Cannes

Que retiendra la Haute-Marne de cette 16e semaine ? Probablement le parcours exceptionnel du club de volley haut-marnais qui trouvera sa conclusion ce soir contre Cannes à Cannes, en finale du championnat de France. Votre plumitif laborieux astreint à chronique laisse à l’exégète Laurent Genin le soin d’évoquer l’aspect sportif dans la rubrique dédiée. Comme d’habitude, m’intéresse ici davantage “le reste”.

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Un long fleuve tranquille

Que retiendra la Haute-Marne de cette 15e semaine de l’année ? Les chiffres officiels – las, provisoires – des victimes du Covid ont été communiqués pour la France (JHM du 16 avril). Plumitif laborieux, et pire encore en calcul, j’ai donc établi à près de 260 le nombre de morts directement imputables au virus en Haute-Marne, omettant pudiquement dans les termes de mon équation la moyenne d’âge de notre population. Bref, pour le moment, au minimum 260 « de trop ». Des voisins, des amis, des parents. Imaginez une catastrophe climatique, chimique, aérienne, nucléaire qui fasse autant de victimes d’un coup en Haute-Marne. Non, n’imaginez pas. Le réel s’avère déjà bien assez affligeant. Cette estimation macabre vient nous rappeler que la vie est rarement un long fleuve tranquille.

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