Rien n’est acquis

Que retiendra la Haute-Marne de cette 36e semaine ? Probablement la première rentrée masquée. Dans les salles de classe, au travail. Personne n’aurait imaginé cela voilà un an. Votre serviteur, plumitif laborieux astreint à chronique, était même le premier à penser et à écrire qu’il se trouvait deux secteurs de l’économie qui ne pouvaient que croître : la santé (Prothesis Valley dans le Bassigny) et l’aéronautique (nos forges et notre polisseur). 7Patatrac ! Des milliers d’opérations orthopédiques annulées au printemps et les avions cloués au sol et voués aux gémonies. Retenons cette leçon, parmi bien d’autres : rien n’est sûr. Rien n’est acquis définitivement : la santé, la liberté, le travail, l’amour. Je vous laisse remettre tout cela dans l’ordre qui sierra à chacun.

Notre époque s’avère réellement troublée, donc en quête de repères et de valeurs. Tenez : sous le titre “Rentrée de la catéchèse” en rubrique Juzennecourt (JHM du 3 septembre p. 13), était évoquée la bénédiction « des cartables et autres matériel scolaires ». Je m’interrogeais triplement : 1) Est-ce qu’en fin d’année on pourra mesurer une incidence statistique sur les notes des élèves ? 2) Est-il autorisé de proposer à la bénédiction la trousse et les cahiers d’un gamin qui n’aurait pas été baptisé, ou élevé dans les valeurs d’une autre religion ? Et surtout : 3) Est-il envisageable, pour des adultes, de faire ainsi bénir des outils de travail ? Je songe à un stylo un tantinet lourdingue en particulier…

JHM du 6 septembre 2020

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