Résilience (bis)

J’ai photographié ce matin cette fleur dans mon salon. 50 mm. Lumière du plafonnier. Elle a une histoire. Un Noël d’il y a longtemps, la fratrie Piot (nous sommes quatre) s’était partagée symboliquement des boutures d’une plante cactée. Chacun est reparti dans sa région avec son bout de verdure. Je l’ai mise en pot, arrosée un peu au hasard, quand j’y pensais. Pendant des années, elle n’a pas bougé d’un millimètre. Puis en quelques jours, elle a dépéri. Elle était jaune et baissait pavillon. Je lui ai donné de l’eau, ai changé la terre, le pot, sans trop y croire. Elle est repartie. Et d’ans l’année, m’a offert une fleur.

Le temps passait. Elle restait immobile. Pequeño, le chaton terrible qui vint secouer la torpeur de la maisonnée, entreprit un jour de la détruire. Il la lacéra, la mordit, arracha tout ce qu’il pouvait. Elle était morte une seconde fois, pensais-je. Je la mis hors de portée des griffes du malin, l’arrosait. Rien. Des mois, des années durant. Puis elle est repartie, m’offrant mille nuances de vert. Mais que du vert. Et là, pour Noël 2010, voilà qu’elle m’offre trois fleurs. J’en devine même d’autres…

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