Résilience

Que retiendra la Haute-Marne de cette 52e semaine ? De cette moribonde fâcheuse année, au point où on en est presque arrivés ? Qu’il est bien temps de passer à autre chose, tant 2020 nous a déstabilisés.

L’exercice éculé de type bilan et perspectives s’avère trompeur. Ici, de nous, on ne voit que les morts, des hôpitaux sous-équipés, un taux d’incidence obstinément indécent, des Ehpad cloîtrés, un petit commerce exsangue, du chômage partiel, etc.

Cela est vrai. Mais cela n’est pas tout. Le Journal et l’ensemble de son personnel ont tenté, 52 semaines durant, de vous restituer ce tout. Un tout objectivement contrasté.

Dans les épreuves surmontées ensemble, il s’est toujours trouvé, en notre sein, des femmes et des hommes pour prendre des initiatives, imaginer des solutions, atténuer les dégâts collatéraux du virus. Aux râleurs répondaient les optimistes. Les larmes déclenchaient un sourire. Je me souviens : aux premières heures du premier confinement, ma boîte mail débordait de centaines d’offres de service, d’anonymes bénévoles, rassemblés par deux points communs : être haut-marnais et bienveillants. Pour produire des masques, apporter des médicaments, donner des cours, donner du temps. Donner de soi.

Insensiblement, les pisse-froid, les égoïstes, les peureux, et autres oiseaux de mauvaise augure, cédaient du terrain à la vie. Un temps sidérées, quasiment toutes entreprises ont appris à travailler autrement. Bon gré, mal gré, on s’est adapté, ce qui est le propre du vivant. Autour de nous, la science, piquée au vif comme nous, progresse plus vite que jamais pour nous proposer des solutions.

2020, année déconcertante. 2020, année où je suis allé vérifier le sens d’un terme pour qualifier la Haute-Marne et l’espoir que vous tous m’inspirez : LE mot de l’année, identifié par le plumitif laborieux astreint à chronique pour nous rassembler : résilience.

JHM du 27 décembre 2020

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