Le mètre, où je pense

Que retiendra la Haute-Marne de cette 29e semaine ? Sans doute pas la théorie de la relativité. Cependant… Le plumitif laborieux astreint à chronique, votre serviteur, n’est pas exactement coutumier des équations de la relativité générale. Et jusqu’à ces jours-ci, même la relativité restreinte me posait encore quelques soucis d’entendement. C’est fini ! Pour comprendre, rendez-vous sur la page Facebook de la préfecture de Haute-Marne. Faites défiler : vous allez tomber sur deux articles qui se suivent et qui expliquent tout. Je résume : un mètre, c’est parfois plus, c’est souvent moins.

Sur le premier “article”, on voit une photo qui illustre la campagne nationale sur les gestes barrière. Un mètre (version classique) sépare les deux protagonistes hilares. Sur le second article, on rigole moins : il relate une récente petite sauterie en préfecture pour le départ d’un haut gradé de la gendarmerie. Les photos sont plus amusantes que l’événement lui-même ; on y reconnait une bonne trentaine d’invités – des gens plutôt connus en Haute-Marne, avec ou sans uniforme, avec ou sans mandat, avec ou sans jugeote, car… les uns contre les autres. Comme ce sont des gens bien et que la scène se déroule sous les ors de la République, on imagine qu’ils respectent les consignes du Gouvernement : le fameux mètre. Bon, sous l’effet de la relativité, il a très singulièrement rétréci, le mètre. Passons. On ne va pas démasquer ici les géomètres à l’étalon élastique. Parce que justement, des masques, ils n’en portent point ! À part deux personnes dont une, que je soupçonne de présider le Conseil départemental, qui apparaît aussi sans, d’ailleurs, sur d’autres clichés.

Bien sûr, on leur souhaite tous de rester en très bonne santé. Moi, la santé, je l’entretiens en allant faire du VTT dans les bois. Du moins depuis que c’est à nouveau autorisé. La prochaine fois, j’irai rouler dans les salons de la préfecture. C’est moins risqué.

Arrivés là dans la lecture de cet articulet sans prétention, vous avez tous compris, je suis sûr, ce qu’il faut entendre dans l’expression « tout est relatif ».

À propos de masques, il va falloir officiellement les porter dans les lieux publics fermés. La préfecture est-elle un lieu public ?

Bonnes vacances, les amis. Mais restez prudents.

JHM du 19 juillet 2020

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