La campagne au printemps

Que retiendra la Haute-Marne de cette 18e semaine ? Pas nécessairement l’info présentée sur “4 cols” dans le JHM (vendredi 7 mai p. 5) : « La RD 5 repassera à 90 Km/h… ». A ma grande honte, le conducteur aussi laborieux que le plumitif que je reste s’est réjoui. Vous avez déjà vu des accidents pour excès de vitesse, vous, sur la RD 5 ? Qu’on nous laisse conduire sagement, pas sottement ! J’en aurais même embrassé Nicolas Lacroix si le strict respect des gestes barrières ne nous contraignait l’un et l’autre à une pudique et sanitaire retenue…

Bref, à nous la D 5 ! Je flattais d’une oreille experte le 4 cylindres rageur de ma Fiat Punto 3 portes du siècle naissant : Tu ne vas pas amuser le bitume, toi, sur la tentatrice D 5, hein ! Viens, on y va.

Le menton fier, le regard aimanté par l’aiguille frémissante du compteur, j’y vais, donc. Mais où ? L’article de mon journal préféré est explicite : « entre Soulaucourt-sur-Mouzon et Sommerécourt ». Soit ! Et… Sommerécourt, c’est où ? EXACTEMENT ? (Arrivé là dans mon projet fou, je fais celui qui voit bien que c’est plutôt vers le Levant, mais on ne sait jamais). Le JHM fournit presque toutes les informations : 5,6 km séparent les deux villages. C’est précis. On sait donc vous et moi que Sommerécourt se situe à immédiate proximité de Soulaucourt-sur-Mouzon, ce qui nous aide beaucoup, non ?

Vous me connaissez : je ne lâche rien. Tel le grand reporter à la peau burinée par les embruns du canal et les vents mauvais du plateau de Langres, je pousse l’audace jusqu’à consulter une carte.

La fameuse D5 qui mesure 4 colonnes sur le JHM fait à peine davantage en kilomètres, en traversant la Haute-Marne… en rase campagne, de part en part d’une petite excroissance territoriale orientée vers l’Oural. Et là, je réalise que cette terrible D5 bientôt affublée d’un rutilant et orgueilleux 90, je n’y suis jamais allé. Ne riez pas ; et vous ?

Cela fleure bon la campagne… électorale ça, non ?

À propos de campagne (JHM du mercredi 5 p. 5), je crois reconnaître Christine Guillemy sur la photo de la dame en rose assise au premier rang des soutiens des binômes proches de Nicolas Lacroix. Je me dis : si elle est là, c’est qu’elle n’est pas avec “les autres”. La question, pour les Chaumontais, n’est pas tant : qui sera élu ? Mais plutôt : comment les nouveaux rivaux de ce conseil municipal vont-ils encore pouvoir travailler ensemble ?

JHM du 9 mai 2021

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