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Que retiendra la Haute-Marne de cette première semaine de l’année ? La démographie, assurément. Nous sommes moins nombreux ? Et alors ! A-t-on jamais vu la quantité l’emporter durablement sur la qualité ? Si la quantité nous fuit provisoirement, misons sur la qualité ; vous verrez bien, une fois son évidence connue de tous, que nous renouerons avec la quantité.

Moins nombreux, cela veut aussi dire plus de place(s). Reste à les répartir.

(Arrivé là dans son propos hésitant, le plumitif laborieux astreint à chronique devine qu’il va se faire de nouveaux amis alors que l’exercice 2020 commence à peine)

Le vrai souci n’est pas que nous soyons peu, mais que nous soyons ce que nous sommes : peu instruits, peu entreprenants, résignés, modestes, discrets.

Et au milieu coule une rivière. La forêt s’y plait de part et d’autre ; les authentiques richesses de demain abondent par chez nous. Car demain a commencé. Le réveil des consciences aussi. Illustration : Unitech. Il y a tout, dans ce dossier ; l’univers fantasmé ou honni du nucléaire et l’eau de la Marne : le sang de ce territoire. Sans à aucun moment ici juger le bien-fondé scientifique des arguments des deux camps, réjouissons-nous qu’il y en ait deux, de camps. Réjouissons-nous que des Haut-Marnais, enfin, existent, en s’opposant. C’est en s’opposant qu’on grandit. Pour le moins que l’on revit.

Cette colère pour de l’eau propre – je ne dis pas qu’elle serait sale si on laisse faire – participe de cette quête de qualité évoquée plus haut. Ce souci doit être prégnant tous les jours, en tout domaine. Appliquons à l’industrie, l’agriculture, la formation, l’art, le sport, l’environnement, ce qui a déjà porté ses fruits à Nogent (52) ou à Auberive (52) !

Peu me chaut que nous soyons moins. Soyons juste bons, voire meilleurs. Peut-être plus ambitieux ?

JHM du 5 janvier 202006

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