Les rêves des autres

Que retiendra la Haute-Marne de cette 23e semaine ? Probablement pas les mésaventures langroises du chat Papatte (JHM de mardi 4 juin page 17). On notera sur le sujet l’intervention décisive du citoyen… Minoux. Si, si. Ça ne s’invente pas. C’est le réel.

J’ai beaucoup aimé l’annonce d’un cours de sieste, ce dimanche après-midi à Pont-Varin (JHM de vendredi 7 juin page 3). Le plumitif de plus en plus laborieux au fil du temps pose ici la question : est-ce bien nécessaire ? Ne gagnerait-on pas davantage à enseigner en Haute-Marne l’éducation civique, la physique nucléaire ? L’histoire contemporaine (la montée du fascisme) ? Parce que la sieste… Comment dire ? J’identifie déjà dans diverses communautés de communes ou d’agglo des experts, des pratiquants réguliers, professionnels aguerris de la récupération digestive.

Non, de cette semaine, je retiendrais plus volontiers l’évocation faite par Lionel Fontaine de la mémoire de trois Haut-Marnais (JHM du jeudi 6 juin page 5) : François Andriot, Jacques Sénée et François Voirin. Le 6 juin 1944, ils n’ont pas eu le temps de s’abandonner à la sieste ; ils débarquaient en Normandie avec leurs camarades du commando Kieffer. Ce jour-là, des milliers de jeunes vies d’hommes échouèrent sur les rives de notre liberté, sacrifiant leur avenir sur l’autel du nôtre. «Il meurt lentement, celui qui ne prend pas de risques, pour réaliser ses rêves». Eux, ils sont morts trop vite. Trop tôt. Et nous, qu’avons-nous fait de leurs rêves ?

JHM du 9 juin 2019

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